Taekwondo ivoirien en deuil : Maître Ediémou N’Da Christophe s’est éteint
Les mauvaises nouvelles se succèdent dans la famille du taekwondo ivoirien. Moins d’un mois après la disparition du Grand Maître Emmanuel Pamah, décédé le 9 octobre 2025, la discipline est à nouveau frappée par le deuil. Maître Ediémou N’Da Christophe, figure emblématique et pionnier du taekwondo en Côte d’Ivoire, s’est éteint le mercredi 29 octobre 2025 au CHU de Cocody, des suites d’une longue maladie. Il avait plus de trois décennies d’engagement au service de cet art martial.
Ceinture noire 7ᵉ Dan Kukkiwon, Maître Ediémou N’Da Christophe faisait partie des références incontestées du taekwondo ivoirien depuis les années 1990. Formateur, arbitre, technicien et dirigeant, il a marqué plusieurs générations d’athlètes par son exigence, sa rigueur et son sens de la discipline. Très respecté sur la scène internationale, il était l’un des arbitres africains les plus sollicités lors des grandes compétitions, tant sur le continent qu’au-delà.
Son nom restera associé à une page historique du taekwondo ivoirien : il fut le premier arbitre olympique du pays, sélectionné parmi les 24 meilleurs arbitres mondiaux pour officier lors des Jeux Olympiques d’Athènes 2004. Cette distinction, rare et prestigieuse, a hissé la Côte d’Ivoire au rang des nations reconnues dans l’arbitrage mondial.
Au plan national, Maître Ediémou a occupé plusieurs postes stratégiques au sein de la Fédération ivoirienne de taekwondo : vice-président, président de la Commission des arbitres sous la présidence de Maître Bamba Cheick Daniel, puis Directeur Technique National dans le bureau de l’actuel président, Jean-Marc Yacé, avant d’être remercié en 2024.
Son départ laisse un vide immense dans la communauté martiale. Au-delà du champion et du dirigeant, le monde du taekwondo perd un pédagogue, un bâtisseur, une mémoire vivante de la discipline en Côte d’Ivoire.
Son héritage, lui, demeure.
Noah Djédjé
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