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Interview Dabonné Seydou, président de la Fédération ivoirienne de judo: "Nous devons continuer à travailler et à améliorer les résultats du judo ivoirien"

C'est un Dabonné Seydou, heureux, qui vient de voir son mandat à la tête de la Fédération Ivoirienne de Judo renouvelé par ses pairs, à l'issue de l'assemblée générale tenue samedi dernier.

Après votre élection à la tête de la Fédération ivoirienne de judo, quel est votre sentiment ?

Je suis très heureux d’avoir été élu à la tête de la Fédération ivoirienne de judo. Il faut d’abord remercier tous les acteurs. Si aujourd’hui nous sommes arrivés au terme de ce processus, c’est parce qu’ils ont joué pleinement leur rôle et sont allés jusqu’au bout, en démontrant leur détermination à donner au judo ivoirien un nouvel élan et un nouveau président.

Au nom du comité directeur et du comité exécutif, je tiens également à remercier la presse, le ministère des Sports, l’Union africaine de judo ainsi que la Fédération internationale de judo. Depuis deux ou trois ans, tous ces acteurs nous accompagnent et nous ont permis d’arriver à cette étape.

Quelle sera la durée de votre mandat ?

Logiquement, je suis élu pour quatre ans. Mais notre mandat doit être calé sur le calendrier olympique. Nous avons donc deux possibilités : soit organiser une nouvelle élection dans deux ans afin de nous aligner sur le calendrier olympique, soit aller jusqu’à la prochaine échéance olympique. Lors de l’Assemblée générale, les membres ont décidé que celui qui serait élu exercerait un mandat de transition permettant justement de nous aligner sur le cycle olympique. Je viens donc d’être élu pour conduire la Fédération jusqu’aux prochains Jeux olympiques.

Cette élection intervient dans un contexte où certains évoquaient des tensions au sein de la Fédération. Peut-on parler de conflit ?

Je ne sais pas s’il faut parler de conflit. Vous avez constaté que, sur les 39 membres concernés, 36 étaient présents et ont voté à 100 %. Cela démontre clairement qu’il n’y a pas de conflit au sein de la Fédération.

Il n’y a qu’une seule chose qui compte : la solidarité. Chacun peut avoir sa vision, chacun peut défendre une position différente, mais l’essentiel est que nous puissions nous retrouver autour d’un même objectif : faire avancer le judo ivoirien.

Quels sont les principaux objectifs de votre nouveau mandat ?

J’ai accepté de conduire cette Fédération pour atteindre des objectifs précis. Cela fait déjà six ans que je suis à la tête du judo ivoirien. Si les acteurs ont décidé de me renouveler leur confiance pour une nouvelle période, c’est parce qu’ils estiment que l’équipe en place répond à leurs aspirations. Nous devons donc continuer à travailler et à améliorer les résultats du judo ivoirien, notamment sur la scène internationale.

Quelles sont les prochaines échéances pour le judo ivoirien ?

Nous avons déjà l’Open d’Afrique qui arrive à grands pas. Cette compétition est importante puisqu’elle constitue une étape qualificative pour les Jeux olympiques.

Nous avons également le championnat du monde. Nous avons notamment une athlète dans la catégorie des moins de 100 kg, Balou, qui figure au ranking mondial, est vice-championne du monde et occupe la première place au classement africain. Nous avons également un autre athlète classé 16e au niveau mondial.

Ces deux judokas sont qualifiés pour le championnat du monde qui se déroulera en novembre. Nous avons donc déjà les pieds à l’étrier pour préparer les prochains Jeux olympiques. Notre ambition est de poursuivre le travail afin de permettre au judo ivoirien de franchir un nouveau cap et de réaliser de belles performances sur la scène internationale.

Noah Djédjé

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