Ils vendaient de faux maillots des Éléphants : La FIF et la PLCC leur sortent le carton rouge
Encourager les Éléphants est une passion nationale. Mais visiblement, certains ont cru que cette passion pouvait aussi devenir un commerce… sans demander l'autorisation des détenteurs des droits.
Face à la prolifération de maillots contrefaits de l'équipe nationale sur les réseaux sociaux et les plateformes de vente en ligne, la Fédération ivoirienne de football (FIF) a décidé de sortir le carton rouge. Estimant que ces pratiques portent atteinte à ses droits de propriété intellectuelle, à l'image de la sélection nationale et aux intérêts de ses partenaires officiels, elle a saisi la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).
Une enquête est alors ouverte afin d'identifier les auteurs de ce commerce parallèle. Les investigations conduisent à l'interpellation de deux individus, identifiés sous les initiales K.E.J. et D.A., soupçonnés d'être impliqués dans la commercialisation de faux maillots des Éléphants.
Entendus par les enquêteurs, les deux mis en cause reconnaissent les faits. Ils affirment toutefois ignorer que la vente de produits contrefaits constitue une infraction à la législation sur la propriété intellectuelle.
Une explication qui a le mérite d'être sincère, mais qui ne change rien au principe bien connu : nul n'est censé ignorer la loi. Un faux maillot reste un faux maillot, même vendu avec la meilleure des intentions.
À l'issue de l'enquête, K.E.J. et D.A. ont été déférés devant le parquet pour répondre de faits d'atteinte à la propriété intellectuelle, conformément aux dispositions de la loi n° 2013-451 relative à la lutte contre la cybercriminalité et à l'article 61 du Code pénal.
À travers cette affaire, la FIF et les autorités adressent un message sans équivoque : soutenir les Éléphants, oui ; transformer leur image en business illégal, non. Car au coup de sifflet final, les bénéfices d'un faux maillot peuvent rapidement laisser place aux ennuis judiciaires.
Noah Djédjé
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