Fédération ivoirienne de football : Malick Tohé, une candidature qui s'assume
À quelques semaines de l'élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 12 septembre 2026, la candidature de Malick Tohé n'est désormais qu'une simple formalité. Bien qu'il n'ait pas encore officialisé sa candidature, l'actuel premier vice-président de la FIF est présenté par plusieurs observateurs comme l'un des profils susceptibles de rebattre les cartes de ce scrutin très attendu.
Un dirigeant au parcours reconnu
Au-delà du football, Malick Tohé est une figure connue du monde des affaires. Président-directeur général de la SONEMAT depuis plus d'une décennie, il est également un acteur influent de la filière café-cacao. Son parcours l'a également conduit à occuper des responsabilités au sein de la Primature, où il a acquis une expérience dans la gestion des affaires publiques. Cette double expérience, dans le secteur privé comme dans l'administration, nourrit l'image d'un dirigeant rompu aux questions de gouvernance et de management.
Dans le milieu du football, il s'est progressivement imposé comme un acteur incontournable. Membre de la direction de la FIF, impliqué dans les activités de la CAF et président du Club Olympique de Korhogo (COK), il a accompagné les différentes équipes dirigeantes de la Fédération, de Jacques Anouma à Sidy Diallo, avant d'occuper le poste de premier vice-président sous la présidence de Yacine Idriss Diallo.
Une influence reconnue dans les coulisses
Discret dans sa communication, Malick Tohé est souvent décrit comme un homme d'influence. Son rôle dans les équilibres internes de la Fédération lui vaut, selon certains acteurs du football ivoirien, l'image d'un fin stratège capable de rassembler les différentes sensibilités. Cette réputation explique pourquoi son éventuelle candidature suscite autant de commentaires, alors même qu'aucune annonce officielle n'a été faite.
Une élection qui pourrait gagner en intensité
À ce jour, deux candidatures ont été officialisées : celle du président sortant Yacine Idriss Diallo, qui brigue un nouveau mandat après les récents succès des Éléphants, et celle de Souleymane Cissé, président du Racing Club d'Abidjan. Si Malick Tohé décidait de se lancer dans la course, il pourrait modifier les équilibres de cette élection et offrir une nouvelle configuration au scrutin.
Pour l'heure, le premier vice-président de la FIF privilégie un discours d'unité autour du football ivoirien et évite toute prise de position publique sur ses intentions. Son attention reste tournée vers les échéances sportives et les intérêts de la Fédération.
En attendant la clôture du dépôt des candidatures, son silence continue d'alimenter les spéculations. Une éventuelle entrée en lice ferait sans doute de l'élection à la présidence de la FIF l'une des plus disputées de ces dernières années.
Noah Djédjé
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