CAN tous les 4 ans : Motsepe fait marche arrière, la CAF envisage un retour au format 2 ans
La réforme du calendrier de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) pourrait connaître un spectaculaire retournement de situation. Moins d’un an après avoir annoncé le passage à une périodicité de quatre ans, la Confédération africaine de football (CAF) envisage désormais de rétablir une organisation tous les deux ans.
Selon le journaliste Romain Molina, cette éventualité devrait être examinée par le Comité exécutif de l’instance continentale. Présent vendredi au Cap-Vert, à l’occasion de la Conférence stratégique de la CAF, le président Patrice Motsepe a lui-même confirmé que cette option était à l’étude. « Nous examinons la possibilité de ramener la CAN tous les deux ans », a-t-il déclaré.
Cette ouverture marque un possible revirement pour le dirigeant sud-africain. Le 20 décembre 2025, à la veille du coup d’envoi de la CAN au Maroc, il avait annoncé une réforme majeure du calendrier. Après l’édition 2027, coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, une CAN devait se tenir en 2028, avant l’adoption d’un rythme quadriennal.
Cette décision rompait avec une tradition installée depuis 1957, année de création de la compétition, malgré quelques exceptions. Elle avait rapidement suscité de vives critiques chez les supporters et les observateurs, certains dénonçant une concession aux intérêts de la FIFA et des clubs européens, souvent confrontés aux contraintes du calendrier international.
Pour compenser la réduction de la fréquence de la CAN, Patrice Motsepe avait annoncé la création d’une Ligue des nations africaine. Un comité spécial avait été chargé d’en préciser les contours et le calendrier.
Toutefois, selon Romain Molina, l’hypothèse d’un retour à une CAN biennale dépasserait la seule question des critiques sportives. Elle s’inscrirait également dans un contexte de tensions entre la FIFA et l’UEFA, sur fond de divergences concernant la gouvernance du football mondial.
Les motivations exactes de ce possible changement restent à clarifier. À ce stade, aucun retour officiel au format biennal n’est acté. Mais cette réouverture du débat fragilise déjà une réforme présentée comme structurante pour l’avenir du football africain.
Noah Djédjé
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