CAN 2028 : La CAF va-t-elle elle sauver la compétition avec l’Éthiopie ?
La candidature de l’Éthiopie à l’organisation de la CAN 2028 entre dans une phase décisive. Une mission d’évaluation de la Confédération africaine de football (CAF) est arrivée à Addis-Abeba, jeudi dernier, pour examiner les infrastructures et les capacités d’accueil du pays. Mais entre le retard des chantiers et les tensions sécuritaires, le dossier éthiopien présente plusieurs défis.
Déposée officiellement en août dernier, la candidature doit désormais convaincre les inspecteurs de la CAF. Au moment de la présentation du dossier, l’Éthiopie ne disposait que d’un seul stade homologué par l’instance continentale, le Bahir Dar Stadium, avec une autorisation provisoire.
Le projet de l’Adey Abeba International Stadium, annoncé avec une capacité d’environ 62 000 places, constitue un élément central des ambitions éthiopiennes. Toutefois, l’organisation d’une CAN à 24 équipes nécessite également des terrains d’entraînement, des structures hôtelières et une logistique adaptée. Autant d’exigences à satisfaire dans un calendrier particulièrement serré.
La sécurité, autre point de vigilance
Au-delà des infrastructures, la situation sécuritaire pourrait peser dans l’évaluation. Les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée, sur fond d’instabilité persistante dans la région du Tigré, suscitent des inquiétudes. La CAF devra notamment apprécier les conditions de sécurité offertes aux équipes, aux officiels et aux supporters étrangers.
L’Éthiopie peut néanmoins faire valoir son histoire. Membre fondateur de la CAF, le pays a accueilli la CAN en 1962, 1968 et 1976. Il a également remporté son unique titre continental en 1962, à domicile.
Une concurrence de taille
Face à elle, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Botswana défendent une candidature commune. L’expérience sud-africaine dans l’organisation de grandes compétitions constitue un argument de poids.
La visite des inspecteurs sera donc déterminante. Pour convaincre, l’Éthiopie devra transformer ses ambitions en garanties concrètes, tant sur le plan logistique que sécuritaire. Son héritage footballistique suffira-t-il à faire la différence ?
Noah Djédjé
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